Né le 5 septembre 1774 à Greifswald, un petit village
du Nord de l'allemagne, dans une famille bourgeoise. Friedrich, fut frappé
dès son enfance par la mort de sa mère, la mort de ses soeurs
Elisabeth et Maria, encore adolescente et la noyade de son frère
Christoffer au cours d'une partie de patinage sur la mer Baltique gelée.
Il est probable que la foi, transmise par son père grâce à
la lecture quotidienne de la Bible, fût d'un grand secours pour Friedrich.
Plus tard, il abandonnera la pratique de la religion protestante, restant
fidèle à ses convictions intimes, mais on peut penser que
son éducation réformée et hostile à toute représentation
de personnages sacrés ait pu jouer un rôle important dans
la genèse du paysage spirituel dont il fut le génial initiateur.
En effet le 2éme élément qui a marqué Friedrich,
son les paysages de son enfance ; la mer Baltique, les rivages de l'Elbe
et les montagnes du Harz et du Riesengebirge.
Après des années d'études à l'académie
des beaux-arts de Copenhague, il se fixa définitivement à
Dresde, où il se lia avec les poètes Novalis, Kleist, Tiek,
et les peintres Runge, Carus et Dahl. Malade pendant plusieurs années,
il mourut tragiquement.
Ses paysages sont des décors intemporels, austères, voire
hostiles. Cimetières, cahédrales en ruines, arbres desséchés
... La réflexion sur la mort et l'au-delà est omniprésente,
parfois adoucie par un langage symbolique religieux d'où émane
une grande spiritualité. L'homme, lorsqu'il est présent,
est souvent figuré de dos. Friedrich construit ses oeuvres avec
une rigueur et une précision extrêmes qui mettent en valeur
le sentiment, romantique par excellence, de la solitude humaine face à
l'immensité de la nature. |
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